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Google grignote un morceau d'Apple

Google grignote un morceau d'Apple

04-02-2016 | Vision

« Le roi est mort. Vive le roi ! » Après avoir été, pendant des années, l’entreprise à la plus grande valeur boursière, Apple a été détrôné par Google. Ou plutôt par Alphabet, du nom officiel de l’entreprise depuis 2015.

  • Jack  Neele
    Jack
    Neele
    Portfolio Manager

Points clés

  • Google remplace Apple en tant que plus grande société mondiale
  • Les entreprises technologiques occupent aujourd’hui les quatre premières positions en termes de capitalisation boursière
  • Google et Facebook ont plus le vent en poupe qu’Apple
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Avec une capitalisation boursière de 531 milliards de dollars, l’artiste anciennent connu sous l’appellation Google est officiellement, aujourd’hui, la plus grande société du monde, malgré le fait que la différence par rapport à Apple (524 milliards de dollars) n’équivaut qu’à un peu plus d’un pour cent.

Ce qui est frappant, c’est que les troisième et quatrième positions sont également détenues par des sociétés technologiques : Microsoft (420 milliards de dollars) et Facebook (326 milliards de dollars). Cela signifie qu’aujourd’hui, les sociétés technologiques dominent de façon extraordinaire le marché et que l’époque où des entreprises comme Exxon Mobil et General Electric pouvaient se targuer d’être les plus grandes du monde est bel et bien révolue. Ces vieilles industries ont été reléguées en seconde position par le secteur technologique.

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Les clés de la réussite

Quelle est la force motrice derrière la réussite de ce secteur et à quel point est-elle durable ? Jack Neele, gérant de portefeuilles du fonds Robeco Global Consumer Trends Equities, n’envisage pas encore la fin de ce virage profond. « Grâce à la montée d’Internet, ces entreprises offrent l’avantage d’opérer mondialement sans difficulté. Elles doivent leur force également au fait qu’elles offrent une plateforme qui rassemble l’offre et la demande et que les autres entreprises sont incapables de mettre en échec. »

Si vous voulez commercialiser un produit, vous ne pouvez pas vous passer du service Web d’Amazon. Pour générer la notoriété de votre marque, vous avez besoin des Keywords de Google. Et la publicité sur Facebook est un must. « Les clients sont en ligne presque 24h/24, sept jours sur sept, c’est donc là que vous devez les rencontrer. Malgré la difficulté des conditions boursières actuelles, ces entreprises parviennent à accélérer leurs bénéfices. Ceci en dit long sur leur force relative », affirme M. Neele. « De plus, Google et Facebook n’auront pratiquement aucune concurrence dans un avenir proche. »

Et les sociétés ayant le potentiel de se développer en concurrents sont rachetées. Grâce à l’acquisition d’Instagram et de WhatsApp, par exemple, Facebook a non seulement ajouté une nouvelle corde à son arc, mais également assuré que ces entreprises ne deviennent pas une épine dans son pied par la suite.

Internet, l’alpha et l’oméga

Lorsqu’il s’agit de déploiements mondiaux par Internet et d’offrir une plateforme indispensable, Apple n’est pas à la hauteur (l’AppStore est une plateforme créée pour les développeurs d’applications, mais les services ne constituent que 8 % seulement de ses ventes) et c’est partiellement la raison de la relève de la garde. Alors que Google et Facebook profitent d’une utilisation croissante d’Internet et du marché à croissance rapide de la publicité en ligne, avec ses prix en hausse, Apple doit vendre encore plus d’iPhones chaque année. Les analystes s’attendent à ce que cette croissance s’aplanisse cette année et ils prévoient même une première croissance négative pour le trimestre prochain.

Selon Jack Neele, les hauts niveaux de pénétration mondiale de smartphones (seule une poignée de pays émergents affiche encore une croissance raisonnable) feront qu’il sera de plus en plus difficile d’atteindre une croissance. Ce n’est qu’une question de patience pour l’arrivée d’encore plus de produits nouveaux, comme l’iPhone 7, qui pourrait peut-être relancer le cours des actions dans la bonne direction. « L’iPhone 6 et 6S ont cependant été un immense succès, avec son écran plus grand coupant l’herbe sous le pied de son rival Samsung. Toutefois, ce succès s’estompe désormais. Les vacances sont également derrière nous, ce qui n’aide pas non plus les chiffres de vente. »

Le plus gros défi d’Apple est l’envers de sa propre réussite. Ou comme l’exprime M. Neele : « la loi des grans nombres ». Si vous vendez plus de 200 millions d’iPhones par an, il est difficile de continuer à dynamiser ce chiffre de 20 % chaque année. « Le marché favorise davantage Google et Facebook actuellement. C’est tout simplement plus facile pour Google de modifier légèrement son algorithme de recherche que pour Apple de développer un nouvel iPhone.”

Pas de nuages noirs à l’horizon

Cette tendance se reflète dans les valorisations des entreprises et avec un P/E de 10, Apple est considérablement moins coûteux que Google (22) et Facebook (36). Ce n’est pas la première fois que la loi des grands nombres a donné lieu à une nouvelle appellation comme « la plus grande entreprise du monde ». Microsoft et Cisco ont été confrontés auparavant à des ralentissements de croissance après avoir atteint une capitalisation boursière de plus de 500 milliards de dollars.

Le basculement des activités vers Internet, la croissance continue de la pénétration du Web et le fait que Google parvient à s’immiscer dans tous les domaines semble indiquer que la société sera capable de poursuivre sa croissance pendant quelques années encore, comme l’indiquent également les estimations des analystes de 17 % de croissance du bénéfice pour les deux prochaines années.

N’y a-t-il donc aucun nuage noir à l’horizon ? Amazon, Facebook et Google se verront peut-être également confrontés au probleme Apple finalement. Après tout, on ne peut pas éternellement atteindre une croissance de 20 %.

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