Information importante

L’information publiée dans les pages de ce site internet est plus particulièrement destinée aux investisseurs professionnels.

Certains fonds mentionnés dans le site peuvent ne pas être autorisés à la commercialisation en France par l’Autorité des Marchés Financiers. Les informations ou opinions exprimées dans les pages de ce site internet ne représentent pas une sollicitation, une offre ou une recommandation à l’achat ou à la vente de titres ou produits financiers. Elles n’ont pas pour objectif d’inciter à des transactions ou de fournir des conseils ou service en investissement. Avant tout investissement dans un produit Robeco, il est nécessaire d’avoir lu au préalable les documents légaux tels que le document d’information clé pour l’investisseur (DICI), le prospectus complet, les rapports annuels et semi-annuels, qui sont disponibles sur ce site internet ou qui peuvent être obtenus gratuitement, sur simple demande auprès de Robeco France.

Nous vous remercions de confirmer que vous êtes un investisseur professionnel et que vous avez lu, compris et accepté les conditions d’utilisation de ce site internet.

Je n’accepte pas
Une approche plus ‘Sharpe’ des facteurs à la source des primes

Une approche plus ‘Sharpe’ des facteurs à la source des primes

27-08-2014 | Recherche

Les investisseurs se tournent de plus en plus vers une allocation en fonction des facteurs ‘momentum’, ‘valeur’ et ‘de faible volatilité’. Cependant, les indices factoriels communs n’exploitent pas de manière optimale les primes liées à ces facteurs. Cet article montre qu’une approche plus sophistiquée permet d’optimiser les résultats. Les stratégies factorielles développées par Robeco ont pour objectif d’obtenir des rendements plus élevés en contrôlant les risques, améliorant ainsi le ratio de Sharpe* du portefeuille.

  • David Blitz
    David
    Blitz
    PhD, Executive Director, Head of Quant Selection Research
  • Joop  Huij
    Joop
    Huij
    PhD, Executive Director, Head of Factor Investing Equities and Head of Factor Index Research

En bref :

  • Les investisseurs allouent de plus en plus leurs portefeuilles en fonction de facteurs comme ‘la valeur’, ‘le momentum’ et ‘la faible volatilité’.
  • Mais les indices factoriels communs n’obtiennent pas des résultats optimaux puisque qu’ils sont fortement exposés à des risques non récompensés.
  • Il existe des approches plus efficaces pour saisir les primes générées par ces facteurs et améliorer les ratios de Sharpe qui sont deux à trois fois supérieurs à ceux des indices factoriels communs.
  • Nous prenons en considération différents portefeuilles factoriels. La meilleure approche de portefeuille dépend des préférences de l’investisseur.

Les pièges des approches ‘Smart-beta’

L’investissement factoriel est une approche fondée sur des recherches qui démontrent que les primes générées par les facteurs ‘valeur’, ‘momentum’ ou ‘de faible volatilité’ par exemple, peuvent être supérieures à celles des indices pondérés. Les stratégies axées sur les facteurs ‘beta’ ou ‘smart beta’ (beta optimisé) ont démontré leur intérêt pour saisir ces primes. Cependant, elles peuvent présenter de nombreux inconvénients : la prise de risques non récompensés, un fort taux de rotation du portefeuille entraînant des coûts de transactions plus élevés ou un positionnement annihilant les autres primes de facteurs. Le tableau n°1 illustre le risque et les rendements de trois indices factoriels en comparaison à l’indice de référence MSCI World.

Nous observons que les trois indices factoriels aboutissent à des ratios de Sharpe plus élevés (ratios rendements/volatilité). Cependant, une approche plus sophistiquée est nécessaire pour bénéficier des primes de facteurs plus efficacement.

Découvrez les dernières perspectives
Découvrez les dernières perspectives
Inscrivez-vous

Optimiser l’approche pour améliorer les ratios de Sharpe

Des stratégies optimisées pour saisir les primes de facteurs permettent aussi d’augmenter les ratios de Sharpe. Depuis 2005, l’équipe de recherche quantitative de Robeco a centré ses efforts sur l’analyse, l’évaluation et l’identification des meilleures stratégies factorielles. Ces stratégies excluent les risques non compensés comme le risque qu’une société soit en grandes difficultés par exemple et qu’elle ne puisse pas rembourser ses dettes à ses créanciers. Il n’est pas nécessaire de prendre ce risque en compte pour bénéficier de la prime liée à la valeur.

De plus, nous accentuons notre exposition aux facteurs par le biais d’une plus forte concentration des portefeuilles et de leur gestion active (la proportion de titres qui diffèrent de l’indice). L’optimisation des stratégies implique aussi d’éviter les rotations inutiles afin de limiter les coûts de transactions. Dernier point, mais pas des moindres, nous évitons d’être exposé négativement aux autres facteurs, puisque les bénéfices tirés d’un facteur en termes de primes peuvent être annulés par les effets négatifs d’autres facteurs. Les résultats de cette approche améliorée sont illustrés dans le tableau n°2 ci-dessous.

A tous les niveaux, les améliorations des ratios de Sharpe ont pour origine la hausse des rendements et la baisse du niveau de risque.

La combinaison optimale de facteurs dépend des préférences des investisseurs

L’équipe de recherche quantitative de Robeco a envisagé des approches alternatives pour construire des portefeuilles tenant compte de différents facteurs : un portefeuille équi-pondéré (1/N), un portefeuille à rendement maximal, un portefeuille à volatilité minimale et un portefeuille pondéré en fonction des risques.

Tous ces portefeuilles montrent une amélioration du ratio de Sharpe (ratio rendements/volatilité) passant de 0.5 pour le portefeuille de marché à environ 0.9-1.1 pour les différents portefeuilles factoriels. Mais nous constatons des différences notables en termes de rendements, de volatilité et de tracking error. Le portefeuille optimal pour les investisseurs dépend donc de leurs préférences spécifiques telles que la stabilité du ratio de couverture ou la maximisation du rendement espéré.

Cet article a été publié initialement le 5 avril 2013. Les chiffres ont été mis à jour et la période d’observation est passée de mai 1988 à décembre 2013.