Vision

Conflit au Moyen-Orient : Commentaires de marché (semaine du 6 avril)

Bienvenue dans la troisième partie de notre blog, où vous trouverez des points marchés et analyses approfondies à mesure que les répercussions du conflit au Moyen-Orient continuent de se faire sentir. La situation évolue rapidement et comporte beaucoup d'incertitudes, car l'ampleur et la durée du conflit sont encore inconnues. Notre objectif est de vous tenir informés au fur et à mesure que les événements se déroulent.

THURSDAY, APRIL 9

  • 16:00 CET

    Multi-Asset: A crude ceasefire

    By Peter van der Welle, Multi-Asset Strategist

    After a turbulent week, which saw US president Trump putting unprecedented verbal pressure on the Iranian regime, a ceasefire has been shaping up. Yet, Iran remains firmly in control of the escalation dynamic. Only a few ships are reported to have passed through the Strait of Hormuz since the ceasefire took effect at 8 PM Eastern time on 8 April. The effective closure of the Strait of Hormuz still leaves a supply loss of an estimated 8 mb/d of supply, creating a material mismatch between what strategic oil reserve releases can realistically offset and what is being lost in transit. Even optimistic assumptions around reserve releases and Saudi rerouting via Yanbu (around 7 mb/d) only cover a fraction of the usual Hormuz flows (around 15 mb/d, amounting to roughly 15% of global supply).

    Forward oil futures curves are in steep backwardation, implying the oil market is still expecting the duration of this conflict to be short with spot prices significantly above longer-dated futures prices. Whereas Dated Brent for immediate delivery trades at USD 126 p/b, the Dec ‘26 contract trades at USD 80 p/b.

    Source: LSEG Datastream, Robeco

    With the ceasefire, we are likely past peak policy uncertainty
    The fact that a ceasefire has been established for the next two weeks has clearly moved probability mass from uncontrolled escalation toward less bearish scenario outcomes (see our ‘Scenario probability’ pie chart). This meaningful reduction in downside risk is the signal the market had been waiting for. Markets really want to move on from this conflict. Equities tend to rally after peak policy uncertainty and President Trump's apocalyptic sounding threats toward Iran last week likely epitomized peak policy uncertainty for this conflict.

    Source: Robeco, April 2026.

    While markets have been underreacting relative to the prevailing level of geopolitical risk, the implied volatility of the S&P 500, an important risk barometer, did exceed 30 on an intraday basis last week. From an asset market perspective, history suggests that VIX spikes above 30 tend to deliver strong 3-12 month equity returns.
    This creates a tension between near term downside risks from energy driven stagflation and the historically high hit rate for positive equity returns after volatility shocks. As long as inflation remains below 4%, we typically are still in the sweet spot for equities. A durable rally likely requires easing geopolitical risk (a sustained, albeit partial re-opening of the Strait of Hormuz) alongside confirmation that second round inflation effects remain contained, allowing central banks to look through the initial headline inflation spike.

    Yet, still navigating the fog of war
    The market optimism about an expected decline in oil prices over the course of the next months could be challenged. Looking at historical price patterns following negative supply shocks in the oil market, we find that oil prices tend to trend lower only after the 100-150-day window since the start of a conflict. We are now 41 days into this conflict at the time of writing. From the geopolitical literature we also know that ceasefires only end up in settlements in 15-25% of the cases (see Clayton et al. 2022, Journal of Conflict Resolution). While a tail risk in our scenario set, uncontrolled escalation remains a real possibility. Iran has control of a major chokepoint and time is on the side of the Iranians with a US president facing midterm elections. Maximizing its leverage over the Strait of Hormuz enables Iran to get the best deal for the 10-point plan it has issued as a template for negotiations in Islamabad in the coming weeks. But this is also a high-risk strategy with US troop numbers only increasing in the Middle East in the coming weeks, as new US navy ships are planned to arrive in the Gulf. Thus, a persisting threat for shipping would leave room for higher risk premiums in oil prices. In our uncontrolled escalation scenario we see Brent prices at USD 180 p/b. This level would correspond with the +1 STD deviation from the average oil price peak observed in previous negative supply shocks. Oil shippers and investors alike have to navigate the fog of war.

    Source: LSEG Datastream, Robeco, April 2026. Events include Yom Kippur War, Iranian Revolution, Gulf war 1, OPEC supply constraints, Venezuelan oil strike, outages Iraq/Nigeria/Venezuela, Arab Spring, and the Russian invasion of Ukraine.

LUNDI 6 AVRIL

  • 10h00 CET

    Actions fondamentales émergentes : Divergence sur les marchés émergents tirés par le pétrole

    Par Jan de Bruijn, Client Portfolio Manager

    Le conflit prolongé entre l’Iran, les États-Unis et Israël accroît progressivement les tensions économiques, avec des effets très inégaux à travers les marchés émergents. Cette divergence s’est clairement reflétée dans la performance des actions : les actions des marchés émergents ont reculé de plus de 11 % (en EUR) en mars, avec toutefois une forte dispersion selon les pays.

    Le mois de mars a été marqué par un choc historique des prix du pétrole, le Brent passant de 72,5 USD à 118,3 USD par baril. Les réactions des marchés actions au sein du Conseil de coopération du Golfe (GCC) ont été loin d’être uniformes. L’Arabie saoudite s’est distinguée avec une performance fortement positive. Le Royaume a bénéficié de plusieurs facteurs favorables : la hausse des prix du pétrole a soutenu Aramco et contribué à amortir l’économie globale ; son pipeline transfrontalier vers les terminaux d’exportation de la mer Rouge lui a permis de contourner le blocage du détroit d’Ormuz ; son économie est moins dépendante des services ; et une large base d’investisseurs domestiques, combinée à un positionnement généralement sous-pondéré des investisseurs institutionnels étrangers, a limité les pressions vendeuses.

    Les Émirats arabes unis, en revanche, ont fortement reculé. Dubaï a subi de plein fouet les frappes iraniennes et, compte tenu de sa forte dépendance au tourisme, à l’aviation et à l’immobilier, a connu une perturbation économique immédiate et sévère. Les Émirats arabes unis étaient également le marché du GCC le plus privilégié par les investisseurs étrangers, et cette surpondération a amplifié les sorties de capitaux. Abou Dhabi, bien que mieux soutenu par sa base d’hydrocarbures, a néanmoins été contraint par la fermeture du détroit d’Ormuz, limitant sa capacité à bénéficier pleinement de la hausse des prix du pétrole.

    Ailleurs dans les marchés émergents, les pays bénéficiant d’une certaine protection contre la hausse des prix du pétrole – comme le Brésil, la Malaisie et le Mexique – ont surperformé. L’Asie, en revanche, a été la région émergente la moins performante, les prix élevés du pétrole étant structurellement négatifs pour les actions asiatiques, la région étant le plus grand importateur net de pétrole au monde. La Chine constitue une exception notable : bien qu’elle soit le plus grand importateur de pétrole brut au monde, le pétrole et le gaz représentent une part bien plus faible de la consommation énergétique totale que dans des pays comparables comme l’Inde ou la Corée. Des années d’investissement dans les énergies renouvelables, le nucléaire et les véhicules électriques ont réduit l’intensité pétrolière effective de la Chine, limitant l’impact inflationniste et sur la croissance de la hausse des prix du brut. En outre, d’importantes réserves stratégiques de pétrole assurent plusieurs mois de couverture, permettant à Pékin de lisser les prix domestiques des carburants et de retarder les effets économiques des perturbations de l’approvisionnement.

    Conformément à notre positionnement en début d’année 2026, nous restons surpondérés en Amérique latine et en Europe émergente, tout en maintenant une sous-pondération significative de l’Asie émergente et du Moyen-Orient.

Middle East conflict: Market commentary - Read all our earlier updates

Contributeurs principaux

  • Client Portfolio Manager
  • Portfolio Manager
  • Client Portfolio Manager

    Meena Santhosh

  • Head of Quant Client Portfolio Management
  • Strategist
  • Client Portfolio Manager
  • Portfolio Manager
  • Head of Multi Asset & Equity Solutions, Co-Head Investment Solutions
  • Strategist
  • Portfolio Manager and Co-Head of Robeco’s Global Equity team
  • Client Portfolio Manager

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