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Investissement climatique : responsabilité

Personne ne peut ignorer le réchauffement climatique, et surtout pas les investisseurs, qui ont les moyens financiers de faire la différence. L’actionnariat actif peut également favoriser la transformation des entreprises. À grands pouvoirs, grandes responsabilités.

  • 83%

    des investisseurs mondiaux considèrent que la réduction des émissions de carbone dans le cadre de l' Accord de Paris relève avant tout de la responsabilité des gouvernements et des régulateurs.
  • 64%

    estiment qu’elle incombe aux entreprises publiques et privées, et 59 % aux investisseurs institutionnels. Pour 54 % des investisseurs, la responsabilité de la décarbonation revient aux ONG, devant la plupart des catégories d’investisseurs, tandis que les investisseurs particuliers sont considérés comme ceux qui ont le moins de responsabilité en la matière.


Source: 2021 Robeco Global Climate Survey

« L’argent parle, et les investisseurs doivent l’utiliser à bon escient »

Innover pour la durabilité

Le CEO de Robeco Gilbert Van Hassel appelle les investisseurs à agir de toute urgence

Notre planète va mal. Nous ne pouvons plus ignorer la réalité du réchauffement climatique et de l’effondrement de la biodiversité. À cela s’ajoute la pandémie que nous devons gérer tant bien que mal, et qui bouleverse nos vies depuis début 2020. Il est donc vital d’agir maintenant : plus nous attendrons, plus les conséquences seront graves.

  • Je suis convaincu que les investisseurs doivent montrer l’exemple dans cette crise. Passer à côté de cette occasion de rendre la planète plus durable est l’un des plus grands risques actuels pour les investisseurs et les gérants d’actifs. La durabilité est désormais le principal moteur de l’innovation : la recherche de solutions au réchauffement climatique, notamment, stimule la créativité à un rythme sans précédent. Si les investisseurs ne saisissent pas ces opportunités d’investir dans les innovations durables, cela se traduira non seulement par un manque à gagner, mais aussi par une incapacité à fournir les solutions pouvant inverser la tendance et guérir notre planète.

Une feuille de route pour le climat

  • La question la plus importante pour les investisseurs devrait être de savoir comment nous pouvons avoir un impact durable sur le monde réel. À cet égard, je pense que nous devrions mettre l’accent sur trois priorités.

    Premièrement, il est essentiel d’augmenter l’investissement durable. Celui-ci doit devenir une pratique standard pour favoriser la transition vers des sociétés plus durables et plus résilientes. 

    Malgré l’augmentation importante du nombre de fonds ESG et à impact sur le marché, nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Pour chaque fonds qui intègre les critères de durabilité, il en existe beaucoup d’autres qui ne le font pas. Cela pose un problème : alors que les investisseurs favorisent de plus en plus les entreprises durables, de nombreux capitaux continuent d’être alloués aux firmes qui ont un impact environnemental et social négatif. Cela signifie qu’au lieu de considérer l’investissement durable comme une niche, nous devons nous y engager pleinement et faire en sorte qu’il devienne une pratique standard.

    Deuxièmement : innover. Si nous voulons généraliser l’investissement durable, nous devons trouver des façons innovantes d’intégrer la durabilité dans différentes classes d’actifs. Aujourd’hui, l’accent reste essentiellement placé sur les actions cotées. L’obligataire, et en particulier les crédits, arrive en seconde position, mais les enquêtes montrent que l’intégration de la durabilité dans cette classe d’actifs n’en est qu’à ses débuts.

  • Cela signifie qu’il existe un monde à conquérir pour l’investissement durable. Si nous parvenons à créer des manières innovantes d’intégrer la durabilité dans différents types de classes d’actifs (notamment dans la dette souveraine), alors nous aurons de plus en plus de possibilités d’avoir un impact positif.

    Troisièmement : avoir un impact. En la matière, de nombreuses inconnues demeurent : comment mesurer l’impact qu’ont les entreprises sur la société et l’environnement ? L’ESG est-il un bon indicateur d’impact ou avons-nous besoin d’indicateurs qui se concentrent davantage sur les biens et les services fournis par les entreprises que sur leurs opérations ?  Et quels indicateurs sont capables de montrer si les entreprises réussiront à avoir plus d’impact à l’avenir ?

    Nous nous attaquons à ces défis en menant des recherches et en élaborant de nouveaux produits. Nous avons par exemple mis au point un cadre ODD propriétaire qui nous permet d’évaluer quelle est la contribution d’une entreprise à chaque ODD. Ce cadre nous aide à élaborer des stratégies qui investissent dans les entreprises ayant une incidence positive. Nous avons également lancé deux stratégies innovantes d’obligations climat totalement conformes au règlement européen sur les indices de référence pour les investissements alignés sur les objectifs de Paris (Paris Aligned Benchmark - PAB). Les indices de référence de ce type n’étant pas encore disponibles sur le marché, nous avons innové et créé nos propres indices, en partenariat avec un spécialiste dans ce domaine.

    Au bout du compte, l’investissement durable doit consister à avoir un d’impact – et il y a encore bien du chemin à parcourir en la matière.

Surmonter les obstacles pour être sûr d’avoir un impact

  • Ces défis sont très complexes, et nous devons affronter cette complexité plutôt que l’éviter. Cela nécessite que nous ayons une meilleure compréhension des problèmes et de leurs conséquences. Mais comprendre comment les investissements influencent le réchauffement climatique (en particulier la perte de biodiversité), et vice versa, est un travail de longue haleine.

    Cela nécessite aussi que nous agissions ensemble, en tant qu’industrie. Aucun problème de durabilité ne sera réglé si nous n’agissons pas collectivement. Une planète sûre et en bonne santé ne peut exister que si l’investissement durable devient la règle et non plus l’exception.

  • Il suffit de nous y mettre. Certes, il s’agit d’une tâche complexe qui prendra du temps. Mais nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre que toutes les inconnues soient résolues et que toutes les subtilités soient comprises. Nous en savons aujourd’hui bien plus qu’il n'en faut pour retrousser nos manches et agir. Maintenant.

L’investissement climatique n’est pas qu’une simple mode

Lucian Peppelenbos (stratégiste climat) et Carola van Lamoen (responsable de l’investissement durable) examinent le réchauffement climatique et l’investissement climatique sous tous les angles. Écoutez la bande-annonce ou l’intégralité du podcast (25 minutes).

Allouer les capitaux dans les entreprises durables

Les investisseurs peuvent jouer un rôle majeur pour orienter l’argent vers les entreprises qui font la différence sur le plan climatique. Pour les sociétés cotées, la menace de désinvestissement associée au dialogue actionnarial est particulièrement efficace. La taxonomie européenne aidera les investisseurs à mieux comprendre ce qui constitue une activité environnementalement durable et dans quelles circonstances.
  • En décidant quelles actions et obligations acheter pour leurs portefeuilles, les gérants d’actifs peuvent cibler les entreprises en voie de décarbonation. Ils procèdent pour cela à un filtrage négatif (exclusions, le plus souvent), ou à un filtrage positif basé sur des modèles pour trouver des entreprises affichant un bon profil ESG.

    Léngagement permet aussi de convaincre les entreprises de mieux faire. En 2021, deux des thèmes d’engagement de Robeco ciblent les institutions financières qui soutiennent les entreprises très émettrices et les entreprises qui sont plus lentes ou réticentes à passer à des business models bas carbone.

  • En parallèle, beaucoup de fonds nouveaux sont lancés et investissent dans des sociétés qui contribuent directement à la lutte contre le réchauffement climatique. En décembre 2020, Robeco a ainsi lancé deux stratégies obligataires dont les indices de référence sont alignés sur l’Accord de Paris, une première dans cet univers.

    D’autres produits d’investissement liés au climat concernent les technologiques de captage du carbone, l’économie circulaire et le reboisement, tandis que certaines solutions d’impact investing ciblent les Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU, en particulier l’ODD 13 (action climatique), ainsi que les obligations vertes. S’agit-il donc simplement d’injecter tous les capitaux dans ces types de stratégies ?

Penser de manière horizontale

  • Non, car les investisseurs doivent aussi penser de manière horizontale. Éviter les mauvais élèves pour acheter des valeurs plus vertes ne suffit pas, indique le spécialiste du climat Lucian Peppelenbos. « Le comble est que pour supprimer les énergies fossiles, nous avons besoin d’elles. L’industrie du pétrole et du gaz, par exemple, fait partie de notre quotidien et constitue à la fois le cœur du problème et une partie de la solution. Le transport et le chauffage en resteront dépendants jusqu’en 2050, même si de moins en moins chaque année. Et nous avons toujours besoin des énergies fossiles et des produits chimiques pour construire des fermes éoliennes.

  • Les majors pétrolières doivent se transformer en producteurs d’énergie renouvelable, et nous devons les y aider. Nous n’y parviendrons pas en désinvestissant de ces sociétés pour privilégier les énergies renouvelables. Par exemple, nous connaissons une entreprise dont l’empreinte carbone est élevée, à cause de ses mines, mais qui possède aussi la plus grande capacité de production d’électricité verte en Europe. Nous nous devons donc d’investir dans cette société pour l’aider à réaliser sa transition et à accroître son exposition aux renouvelables. C’est tout l’équilibre qu’il faut trouver. »

  • La carotte et le bâton

    Les entreprises pétrolières et gazières investissables ont toujours besoin de l’argent des actionnaires pour survivre, et c’est là que les investisseurs peuvent exercer leur pouvoir. « La menace d’exclusion ou de désinvestissement est particulièrement efficace lorsqu’elle est associée à un programme d’engagement », confie Lucian Peppelenbos. 

    « Je dialogue avec les sociétés pétrolières depuis de nombreuses années, et pour elles, le risque de voir leurs principaux investisseurs partir est réel : elles le redoutent vraiment. Pour éviter cela, elles sont donc prêtes à écouter ce que nous attendons d’elles, car elles savent que nous sommes sous pression nous aussi. Nous l’avons vécu avec Shell. Je pense donc que cela fonctionne. »

  • Nous ne pouvons pas investir dans tout

    Malheureusement, les investisseurs n’ont pas accès à tout. « Nous ne pouvons investir que dans les sociétés cotées. Or, dans la mesure où la majorité des réserves mondiales de charbon sont détenues par les gouvernements, nous ne pouvons pas menacer de les exclure », explique Lucian Peppelenbos. « Chez Robeco, nous n’achetons pas non plus d’actifs réels tels que les parcs éoliens, qui constituent un élément clé de l’équation. En revanche, nous pouvons investir dans les entreprises qui développent les technologies nécessaires aux éoliennes et aux autres renouvelables.

    « Il est clairement de notre responsabilité d’offrir des opportunités d’investissement dans chacun de ces domaines, tout en nous rappelant que nous ne pouvons simplement pas exclure du jour au lendemain tous les producteurs et utilisateurs d’énergies fossiles. » 

La taxonomie européenne

  • Le nouveau règlement Taxonomie de l’Union européenne doit permettre d’établir pour la première fois un système harmonisé de classification des activités économiques « vertes » et « durables » dans le cadre des réglementations de l’UE sur la finance durable, ce qui devrait aider les investisseurs à sélectionner des entreprises plus durables.  

    Selon ce règlement, les activités considérées comme environnementalement durables contribuent de manière substantielle à au moins un des six objectifs environnementaux suivants : atténuation du changement climatique, adaptation au changement climatique, utilisation durable et protection des ressources aquatiques et marines, transition vers une économie circulaire, prévention et contrôle de la pollution, et protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes. 

  • Pour le moment, seules les activités qui contribuent aux deux premiers objectifs (atténuation et adaptation au changement climatique) ont été définies. Les premières publications d’informations relatives à ces objectifs sont prévues en janvier 2022. Les critères d’examen technique pour les activités qui contribuent de manière substantielle aux quatre autres critères seront publiés d’ici la fin 2021, et les publications d’informations sont attendues durant l’année 2023.

Série vidéos : faites la connaissance de nos experts en investissement durable

Nos six thèmes d’engagement en matière de réchauffement climatique

Chez Robeco, nous sommes convaincus depuis longtemps que le dialogue actionnarial avec les entreprises est un moyen de favoriser le changement. C’est ce que l’on observe dans nos six programmes d’engagement directement liés au réchauffement climatique, et qui mettent de plus en plus l’accent sur la décarbonation. Chaque année, l’équipe Actionnariat actif  sélectionne entre quatre et six nouveaux thèmes d’engagement. Chaque thème étant généralement discuté pendant trois ans, ceux choisis depuis 2018 sont toujours valables. Il s’agit de :

1. Financer la transition

Les régulateurs s’intéressent de plus en plus au financement de la lutte contre le réchauffement climatique et à la façon dont le secteur financier peut soutenir, plutôt que freiner, la transition énergétique. Il s’agit par exemple de s’assurer que les banques alignent leurs politiques de prêt sur les objectifs de réduction des émissions de carbone fixés par les gouvernements pour respecter l’Accord de Paris. 

« Nous savons que de nombreuses banques continuent de prêter aux gros émetteurs sans obtenir en retour d’engagement à passer à des business models plus sobres en carbone », commente Peter van der Werf, spécialiste de l’engagement au sein de l’équipe Actionnariat actif.

« Leurs activités de prêt ne sont donc pas alignées sur les engagements de Paris. Nous voulons aider le secteur financier à mieux connaître les risques et les opportunités climatiques qui les concernent de plus en plus. » 

L’actionnariat actif est l’un des principaux piliers de l’investissement durable, qui fait partie de l’ADN de Robeco depuis des décennies.
L’actionnariat actif

2. Cibler les gros émetteurs

Le pendant du premier thème consiste à cibler les émetteurs eux-mêmes. Ce deuxième programme d’engagement concerne les entreprises qui sont en retard en matière de transition. « Par le passé, nous avons dialogué avec un grand nombre d’entreprises sur la nécessité d’adopter des modèles économiques bas carbone, mais certaines ne font toujours pas assez de progrès en la matière », note Peter van der Werf.

« Pour ce programme, nous voulions donc passer à la vitesse supérieure et nous concentrer sur les "lanternes rouges", c’est-à-dire les entreprises qui ne peuvent plus bénéficier d’un petit coup de pouce et qui ont vraiment besoin d’une transformation fondamentale pour pouvoir passer à un modèle économique plus sobre en carbone. »

3. Lutter contre la perte de la biodiversité

Le thème de la lutte contre la perte de la biodiversité a été lancé en 2020, puis renforcé en septembre lorsque Robeco a signé le Finance for Biodiversity Pledge, avec 25 autres institutions financières. « Les investisseurs sont exposés à ce phénomène par le changement d’affectation des terres qui résulte de la déforestation, pour permettre le développement de l’agriculture », explique Peter van Der Werf.

« Nous voulons que les entreprises qui fabriquent des produits alimentaires ou qui produisent du soja, du cacao ou de l’huile de palme réalisent une étude des impacts de leurs opérations et/ou de leurs chaînes d’approvisionnement. Nous voulons aussi qu’elles élaborent des plans visant à atteindre un taux de déforestation net nul d’ici 2023. »

4. La neutralité carbone

Parmi les nouveaux thèmes adoptés en 2020 figure aussi la nécessité de plus en plus urgente d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Robeco s’est ensuite engagé à atteindre zéro émissions de gaz à effet de serre dans tous ses actifs sous gestion d’ici 2050. 

« Étant donné que le réchauffement climatique représente une menace importante pour les investissements, les investisseurs devraient aligner leurs portefeuilles sur les objectifs de l’Accord de Paris », estime Peter van der Werf. « Les grandes industries doivent être décarbonées. Le secteur de l’énergie représente en effet plus de la moitié des émissions mondiales, tandis que l’acier et le ciment sont également des activités très émettrices. »

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5. La déforestation dans les plantations de palmiers à huile

En 2019, un programme d’engagement a été lancé pour s’attaquer aux problèmes liés à la production d’huile de palme, tels que la déforestation. Celle-ci contribue au réchauffement climatique en supprimant d’importants puits de carbone et en détruisant la biodiversité. « Nous avons déjà beaucoup dialogué avec les entreprises de cette filière, mais nous voulions accroître nos efforts et nous assurer que les producteurs d’huile de palme s’engagent à produire durablement », confie Peter van der Werf. 

« Nous allons nous concentrer sur les producteurs et les négociants basés en Malaisie et en Indonésie, afin de les amener à se conformer aux normes de la Table ronde sur la production durable d’huile de palme (RSPO). »

6. Collaborer dans la lutte contre le réchauffement climatique

Pour boucler la boucle, notre engagement collaboratif en matière de réchauffement climatique a débuté en 2018, lorsque nous avons rejoint d’autres membres de l’initiative Climate Action 100+, afin de cibler les entreprises les plus émettrices de gaz à effet de serre dans le monde. En tant que co-chef de file de l’initiative, Robeco a obtenu un résultat décisif en décembre 2018, lorsque Shell a accepté de fixer des objectifs à court terme pour décarboner ses principales activités pétrolières et gazières, et, pour la première fois, de conditionner la rémunération de ses dirigeants à la réalisation de ces objectifs.

« Cela montre que le dialogue avec les entreprises est un mécanisme puissant et un facteur de différenciation essentiel pour favoriser le changement et relever des défis majeurs tels que la lutte contre le réchauffement climatique », conclut Peter van der Werf. « L’exemple de Shell montre bien que cette approche peut être efficace. »

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L’exclusion : notre dernier recours

Chez Robeco, il y a longtemps que nous excluons de nos portefeuilles les entreprises dont les produits ou les pratiques ne respectent pas des normes acceptables. En 2020, nous sommes allés encore plus loin en décidant d’exclure toutes les énergies fossiles qui dépassent certaines limites.
  • Robeco gère trois types de portefeuille. Les stratégies « Sustainability Inside » intègrent systématiquement les critères ESG et constituent la majorité des stratégies OPCVM de Robeco. Les stratégies « Sustainability Focused » vont plus loin en visant des objectifs ESG spécifiques, par exemple obtenir une meilleure empreinte carbone que l’indice de référence. Enfin, les stratégies « Impact Investing » (RobecoSAM) vont un cran encore au-dessus en ciblant un thème dans lequel un impact réel peut être obtenu sur le terrain, par l’intermédiaire des ODD, par exemple.
  • Par le passé, les entreprises exclues de ces portefeuilles comprenaient les fabricants d’armes controversées (bombes à sous-munitions, par exemple), les sociétés impliquées dans des activités de corruption ou non éthiques, et l’industrie du tabac. Le réchauffement climatique n’était alors pas considéré comme un thème d’exclusion, et les énergies fossiles étaient souvent perçues comme un élément essentiel de l’économie, en attendant la transition vers des sources d’énergie plus propres à l’avenir.

Élargir le champ d’application

  • Mais dans le cadre de notre politique annoncée en septembre 2020, nos portefeuilles Sustainability Inside excluent désormais les entreprises qui tirent plus de 25 % de leur chiffre d’affaires du charbon thermique ou des sables bitumineux, ou plus de 10 % du forage dans l’Arctique. Cela étend donc la politique d’exclusion du charbon thermique qui ne s’appliquait auparavant qu’aux stratégies plus personnalisées Sustainability Focused et Impact Investing. 

    Les investissements dans les entreprises activement engagées dans les sables bitumineux et le forage dans l’Arctique ont également été interdits pour la première fois. Ce sont donc 242 entreprises fossiles des secteurs de l’énergie, des mines et des services aux collectivités qui ont été ajoutées à la liste d’exclusion. 

  • En outre, des seuils plus stricts sont appliqués aux portefeuilles Sustainability Focused et Impact Investing, ce qui signifie qu’une entreprise peut être exclue si 10 % de ses activités concernent le charbon thermique et les sables bitumineux, ou 5 % de forage dans l’Arctique. Résultat, la politique d’exclusion couvre désormais toute la gamme des stratégies OPCVM de Robeco.

    « Nous avons beau privilégier le dialogue avec les entreprises, nous pensons qu’il est très difficile de provoquer des changements significatifs dans les entreprises dont les portefeuilles sont axés sur le charbon ou les sables bitumineux », commente Carola van Lamoen, directrice du Centre d’expertise en investissement durable de Robeco. « Par conséquent, nous préférons concentrer nos efforts sur les sociétés et les secteurs où nos programmes d’engagement seront plus efficaces, selon nous. »

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Joindre les actes à la parole : objectif zéro émissions nettes

Chez Robeco, nous aimons joindre les actes à la parole, et c’est pourquoi nous nous sommes engagés, en décembre 2020, à atteindre la neutralité carbone dans tous nos actifs sous gestion d’ici 2050. Dans ce questions-réponses, nous expliquons ce qui a motivé cette décision.

À quoi s’est engagé Robeco ?
L’objectif de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement climatique mondial en dessous de 2 °C d’ici la fin de ce siècle signifie que le monde doit atteindre la neutralité carbone avant 2050. Depuis sa signature, l’UE comme de nombreuses autres nations se sont engagées à atteindre zéro émissions nettes de carbone avant cette date. En tant que leader de l’investissement durable, nous avions le sentiment d’avoir l’obligation fondamentale de faire de même.

Glossaire
Glossaire
Définition des principaux termes de l’investissement durable
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Que cela signifie-t-il dans la pratique ?
Tous les actifs sous gestion de Robeco doivent être décarbonés, c’est-à-dire que toutes les entreprises détenues en portefeuille, sous forme d’actions ou d’obligations, doivent atteindre cet objectif d’ici 2050. Elles devront donc réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et s’engager dans la compensation carbone. Pour y parvenir, elles devront considérablement modifier leurs modèles économiques, par exemple remplacer à long terme les énergies fossiles par des énergies renouvelables.

Cela ne consiste-t-il pas simplement à désinvestir de toute entreprise problématique ?
Non, décarboner les portefeuilles ne consiste pas à exclure les plus gros émetteurs, car cela ne règle pas le problème de fond. Nous devons travailler avec les entreprises les plus émettrices, notamment grâce au dialogue actionnarial, afin de les aider à faire évoluer leurs business models vers des solutions bas carbone.

Comment Robeco compte-t-il y parvenir ?
Toutes les équipes d’investissement utiliseront une feuille de route pour déterminer comment nous pouvons progressivement décarboner nos milliards d’euros d’investissements. Les objectifs fixés dans cette feuille de route incluent la réduction des émissions de portefeuille, à l’aide de nos modèles de données qui peuvent calculer combien d’émissions de gaz à effet de serre les entreprises produisent.

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Robeco travaille-t-il seul ou à plusieurs ?
Nous avons pris cette décision nous-mêmes car nous devions le faire de toute façon, mais depuis toujours nous sommes convaincus par le pouvoir de la collaboration, qui permet de travailler ensemble et d’atteindre un objectif plus large. Nous avons donc entrepris cette démarche dans le cadre de l’initiative internationale Net Zero Asset Managers, lancée par le Institutional Investors Group on Climate Change (IIGCC), dont Robeco est membre.

Et du côté des nouveaux produits ?
En décembre 2020, nous avons été le premier gérant d’actifs au monde à lancer des stratégies d’obligations climat ciblant les entreprises qui contribuent de manière directe à la lutte contre le réchauffement climatique. Nous proposons aussi des produits axés sur les Objectifs de développement durable, notamment l’ODD 13 relatif à l’action climatique. Nous sommes également investis dans des solutions telles que les obligations vertes, l’énergie intelligente et l’économie circulaire.

Quelles mesures ont été prises jusqu’à présent ?
Nous pensons que les énergies fossiles constituent le problème le plus « simple » et évident à résoudre. En septembre 2020, nous avons donc étendu notre politique d’exclusion des énergies fossiles afin d’y inclure tous les fonds OPVCM (pas seulement les fonds sur mesure) qui dépassent certaines limites. À cela s’ajoute un vaste programme d’engagement afin de ne pas cibler que les entreprises les plus émettrices, mais aussi les institutions financières qui les financent.

Robeco a-t-il augmenté ses ressources pour y parvenir ?
Oui. Nous voulions renforcer notre expertise dans ce domaine. En 2020, nous avons donc engagé un stratégiste climat et un spécialiste des données climatiques qui travailleront exclusivement sur ce projet, au sein de notre nouveau Centre d’expertise en investissement durable. Également créé en 2020, en partie pour accroître nos efforts en matière d’investissement climatique, ce centre conseille toutes nos équipes d’investissement.

Robeco publie-t-il tous ses résultats ?
Oui. Nous sommes intimement convaincus que la transparence totale est un élément important de la durabilité. C’est la raison pour laquelle toutes nos politiques de durabilité sont consultables sur notre site Internet, notamment notre politique climatique, que nous avons actualisée en septembre 2020. Nous publions également des rapports trimestriels pour faire le point sur le rôle de la durabilité dans les performances des stratégies et sur nos actions d’engagement.

« Les pays doivent agir, les entreprises doivent agir, les investisseurs doivent agir »

Carola van Lamoen, responsable de l’investissement durable

Baromètre de confiance Edelman 2021 : les gagnants et les perdants

La pandémie de Covid-19 a mis en lumière l’importance d’un bon leadership, ou plutôt montré que le manque de leadership peut se révéler coûteux en situation de crise.

Les entreprises sont désormais les seules à être considérées comme compétentes et éthiques
(score de compétence, score d’éthique net)

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Source : 2021 Edelman Trust Barometer. Les scores d’éthique correspondent aux moyennes des résultats nets basés sur INS_PER_DIM/1-4. Question posée à la moitié de l’échantillon. Le score de compétence est un résultat net basé sur TRU_3D_INS/1. Selon la question, elle a été posée soit à la moitié soit à la totalité de l’échantillon. Population globale, moyenne de 24 marchés. Données non collectées en Chine, en Russie et en Thaïlande.

  • En effet, les divers degrés de réussite (ou plutôt d’échec) de la lutte contre le virus dans le monde se traduisent par une perte de confiance des citoyens dans leur gouvernement, comme le montre le baromètre Edelman 2021. Celui-ci indique aussi que les personnes ayant répondu à l’enquête continuent de considérer le gouvernement comme l’institution la moins compétente et la moins éthique. Les entreprises sont en réalité le seul type d’institution considéré comme compétent et éthique.

    Cela dit, les personnes ayant répondu à notre enquête client mondiale ont déclaré que les gouvernements ont le plus grand rôle à jouer dans la réduction des émissions de carbone, suivis des entreprises.

  • Le consensus est peut-être moins évident concernant l’institution qui devrait assumer la plus grande responsabilité, mais ce qui est sûr, c’est qu’il est de plus en plus urgent de s’attaquer à la réalité sous-jacente du réchauffement climatique.

    Dans ce contexte, tous les piliers de la société doivent jouer un rôle dans la transition vers un monde plus durable. Le changement devrait non seulement être déterminé par la réglementation gouvernementale, mais aussi par les efforts proactifs des autres institutions. Plus proche de nous, la responsabilité incombe aussi au secteur de la gestion d’actifs et aux entreprises dans lesquelles nous investissons et avec qui nous dialoguons.

Investissements alignés sur l’Accord de Paris : comment faire ? Et comment agir en tant qu’investisseur ?

La course à la décarbonation a commencé. Dans cet article, nous présentons les principaux éléments qui caractérisent les investissements alignés sur l’Accord de Paris, ainsi que les enseignements que nous avons tirés de l’élaboration de notre propre feuille de route pour la décarbonation.

  • Des engagements sont pris dans les entreprises et au sein de la société pour contribuer à la réalisation des objectifs de l'Accord de Paris. Selon les experts, les pays qui ont fixé des objectifs zéro carbone représentent 61 % des émissions mondiales et 68 % du PIB mondial.1 À court terme, toutefois, on observe un important décalage. Alors que les scientifiques nous disent qu’il faut réduire les émissions mondiales de moitié d’ici 2030, les politiques envisagées par les gouvernements nationaux n’aboutiront qu’à une baisse de 0,5 %, selon les Nations Unies.2 Cela signifie qu’il existe un décalage considérable entre les ambitions et la réalité.

  • Tôt ou tard, une réponse politique énergique sera inévitable. Les grands investisseurs anticipent un avenir bas carbone en alignant leurs portefeuilles sur les objectifs de l’Accord de Paris. D’après l’édition 2021 de l’enquête mondiale sur le climat de Robeco3, le réchauffement climatique sera au centre des stratégies d’investissement de presque 90 % des investisseurs mondiaux dans les deux prochaines années, tandis que plus de 50 % des investisseurs s’engageront à aligner leurs investissements sur l’ambition d’une économie zéro carbone d’ici 2050.

    1Source : https://ca1-eci.edcdn.com/reports/ECIU-Oxford_Taking_Stock.pdf?mtime=20210323005817&focal=none
    2Source : https://unfccc.int/sites/default/files/resource/cma2021_02E.pdf
    3Téléchargeable ici : https://www.robeco.com/en/sustainability/climate-investing/

  • Depuis 2015, les entreprises peuvent se référer à des normes de marché reposant sur des données scientifiques pour rendre leurs stratégies compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris. Jusqu’à récemment, ce type de norme n’existait pas pour les investisseurs. Cette absence de méthodologie n’a cependant pas dissuadé les investisseurs d’agir, puisque ceux-ci se concentrent de plus en plus sur l’atténuation du réchauffement climatique, grâce à diverses approches.

  • Celles-ci incluent la réduction des empreintes carbone, l’exclusion des énergies fossiles, le dialogue avec des entreprises des secteurs très émetteurs, la mise en place d’indicateurs et de modèles de risque climatique, et l’investissement dans les obligations vertes ou autres solutions climatiques. Suite à la publication récente de quatre cadres d’investissement alignés sur l’Accord de Paris, par diverses organisations, ces outils et mesures peuvent à présent être intégrés de façon cohérente et déployés pour créer un environnement complètement compatible avec l’Accord de Paris.

De nouvelles initiatives d’investisseurs indiquent comment prendre en compte le climat dans les portefeuilles

  • Nous avons défini les principaux éléments qui caractérisent un investissement conforme à l’Accord de Paris, sur la base des lignes directrices du cadre d’investissement zéro émission de l’initiative Paris Aligned Investment Initiative, du protocole de fixation des objectifs de l’Alliance Net Zero Asset Owner, des recommandations pour le secteur financier de la Science-Based Targets Initiative, et de la réglementation européenne en matière d’indices de référence.

  • Nous présentons également les points de vue et enseignements que nous avons tirés de l’élaboration de notre propre feuille de route pour la décarbonation feuille de route pour la décarbonation avec des objectifs intermédiaires pour 2025 et 2030. Nous pensons que la prise en compte du réchauffement climatique et d’autres critères de durabilité dans le processus d’investissement conduit à des décisions d’investissement plus éclairées et à de meilleures performances ajustées du risque à long terme.

  • L’avenir sera décarboné, mais les coûts et les risques liés à la transition vers cet objectif ne sont pas suffisamment compris et pris en compte par le marché. C’est la raison pour laquelle nous pensons qu’être à la pointe de la transition vers le zéro carbone est une bonne chose du point de vue de la gestion des risques et des portefeuilles. Nous proposons plusieurs études de cas ainsi que des solutions concrètes pour réaliser des investissements conformes aux objectifs de l’Accord de Paris. Ces solutions incluent les stratégies climat que nous avons mises au point, conformément à la réglementation européenne sur les indices de référence.

  • Nous évoquons également nos travaux de recherche qui expliquent pourquoi il est intéressant d’intégrer les informations relatives aux betas carbone, en tant qu’indicateur prospectif d’investissement qui corrige les biais inhérents aux données carbone classiques. Enfin, notre activité d’engagement climatique auprès des entreprises très émettrices dans les secteurs des services aux collectivités, de l’automobile et du pétrole et gaz fait également partie des solutions pratiques présentées.

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