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Afrique : la nouvelle région à explorer

Afrique : la nouvelle région à explorer

18-01-2016 | Vision

Bien que le « risque de l’Afrique » ait augmenté en raison de la baisse des prix des matières premières, les investisseurs devraient voir au-delà de cette turbulence macroéconomique de court à moyen terme et se positionner pour un rebond.

Points clés

  • Le repli des matières premières entraînera une turbulence sur le court et le moyen terme
  • L’histoire de l’Afrique montre une résistance à absorber les chocs violents
  • Après le choc des matières premières, l’Afrique rebondira, offrant d'innombrables opportunités à long terme.

Ces cinq dernières années, il est devenu courant de dire que « l’Afrique monte ». Cet optimisme a attiré des investisseurs mondiaux, positionnant l’Afrique sur la scène internationale comme une nouvelle région d’investissement offrant d’immenses opportunités à long terme. Le continent a enregistré une forte croissance du PIB réel de 5 % en moyenne sur la dernière décennie. Aujourd’hui, le PIB cumulé de l’Afrique est évalué à 2 400 milliards de dollars, un chiffre exponentiellement supérieur aux 600 milliards de dollars au début du nouveau millénaire. L’Afrique bénéficie d’une forte démographie avec une population jeune d’environ 1,2 milliards de personnes.

Toutefois, la perspective de croissance à court terme (4 % en 2015-2016) est inférieure aux taux de croissance historiques de 5 %, ce qui reflète essentiellement les effets néfastes du repli des matières premières. L’impact de ce choc macroéconomique est ressenti de manière hétérogène à travers les économies africaines, en fonction de leur niveau de diversification du PIB et de leur dépendance à l’égard des ressources naturelles. Ce n’est pas la première fois que le continent a été confronté aux chocs des matières premières et l’histoire transmet la capacité de l’Afrique à résister à des chocs violents.

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Les sept tendances qui orienteront les marchés actions africains

Nous estimons que sept tendances à long terme soutiendront les marchés actions africains :

  • La croissance économique
  • Les flux d’investissement en Afrique
  • Le consommateur africain
  • Les infrastructures
  • La croissance dans les actifs de fonds de pension et compagnies d’assurance
  • Le capital-investissement
  • La valorisation

En premier lieu, bien que nous nous attendions à un ralentissement de la croissance du PIB à 4 % environ sur 2015-2016, elle devrait rebondir ensuite aux niveaux de croissance historiques de 5 à 6 %. Quoique les pays producteurs de pétrole soient exposés à des chocs importants à court terme, ils bénéficient de l’occasion unique de mettre en œuvre de douloureuses réformes macroéconomiques et fiscales nécessaires pour assurer une trajectoire de croissance durable, inclusive et diversifiée. La croissance en Afrique du Sud demeurera faible alors que l’Afrique du Nord semble présenter une perspective de croissance positive à moyen terme.

Deuxièmement, les flux d’investissements en faveur de l’Afrique ont été robustes au cours de la dernière décennie. Bien que les investissements dans les ressources naturelles diminueront probablement parallèlement au repli des matières premières, nous prévoyons que l’Afrique demeurera une destination de croissance pour les investissements directs étrangers à long terme. Les secteurs les mieux classés sont ceux des biens de consommation, des financières et des télécoms, et il existe une tendance d’investissement croissante dans l’industrie, l’électricité et l’énergie, les transports, l’immobilier et la santé.

Troisièmement, le consommateur africain a fait son apparition au cours de cette décennie, mais son pouvoir d’achat demeure considérablement inférieur à celui de ses pairs sur les marchés émergents comme la Chine et le Brésil. Le catalyseur essentiel à la traîne est la création d’emplois. L’Afrique doit gérer son déficit d’infrastructure pour stimuler les investissements du secteur privé dans les industries exigeantes en main-d'œuvre. Ceci permettra au continent de mettre à profit son dividende démographique inexploité pour intégrer la chaîne de valeur mondiale, dynamisant ainsi la création d’emplois et au final, le pouvoir d’achat.

« Les investissements dans les infrastructures permettront à l’Afrique de mettre à profit son dividende démographique inexploité »

Quatrièmement, l’infrastructure est l’avenir : nous avons assisté à d’importants investissements privés-publics au sein de l’infrastructure des télécoms pendant la dernière décennie, mais cette tendance bascule aujourd’hui vers l’énergie, l’électricité et les transports. Il existe un gisement sans équivalent pour les investissements d’infrastructure, mais l’exécution restera cruciale.

Cinquièmement, le secteur des fonds de pension reste sous-développé sauf en Afrique du Sud. Cependant, les actifs de fonds de pension et de compagnies d’assurance continuent d’augmenter significativement à travers le continent et ceci devrait progressivement dynamiser les liquidités des actions africaines et s’avérer favorable pour les cours des titres à moyen/long terme.

Sixièmement : en raison du manque de liquidités actuel de nombreux marchés de capitaux africains, nous avons observé un mouvement massif de capitaux vers le capital-investissement africain (PE). Les fonds PE ont levé 25 milliards de dollars pour les investir sur le continent de 2007 au premier semestre de 2015. Alors que les fonds PE recherchent des sorties vers le moyen/long terme, nous prévoyons que cette tendance donnera lieu à de nombreuses introductions en bourse et augmentera, par conséquent, l’univers d'investissement des actions africaines.

Septièmement, la valorisation est devenue attrayante depuis la correction des marchés émergents, y compris pour les actions africaines. Les points d’entrée au Nigeria et au Kenya sont particulièrement intéressants. .

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