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Atteindre ses objectifs d’investissement grâce à une approche factorielle : la génération de revenus

Atteindre ses objectifs d’investissement grâce à une approche factorielle : la génération de revenus

30-11-2018 | Vision

Les stratégies factorielles peuvent favoriser la génération de revenus. Sixième et dernier article d’une série consacrée à la façon dont les facteurs peuvent aider les investisseurs à atteindre des objectifs spécifiques.

Points clés:

  • Les revenus sont un moteur essentiel des performances
  • Des revenus élevés se traduisent par des performances plus élevées et plus stables 
  • Les revenus sont une variable clé de nombreuses stratégies factorielles

Le contexte

Bien que de nombreux investisseurs aient tendance à se concentrer sur la croissance de la valeur, les dividendes et les coupons représentent une part significative des performances à long terme des actions et des obligations. Sur le marché boursier américain par exemple, environ la moitié des performances des actions ont été générées par les dividendes durant le siècle dernier, et l’autre moitié par les variations de cours. De plus, les actions affichant un rendement du dividende supérieur à la moyenne ont tendance à générer des performances plus élevées et plus stables dans le temps.

La quête de performances plus élevées et plus stables a conduit de nombreux investisseurs à se tourner vers des stratégies caractérisées par des revenus élevés. Celles-ci ont considérablement gagné du terrain ces dernières années qui ont vu une baisse des taux obligataires dans la plupart des régions développées, en particulier auprès des investisseurs intéressés par l’investissement factoriel. Une enquête récemment réalisée par FTSE Russell auprès de détenteurs d’actifs a en effet montré que la génération de revenus était le sixième objectif d’investissement qui les avait conduits à envisager des stratégies factorielles.

Les variables liées aux revenus ont joué un rôle clé dans la définition des facteurs les plus communément admis. Le carry, que l’on peut généralement définir comme la performance d’un actif lorsque les prix restent constants, en est un parfait exemple. C’est également le cas d’autres facteurs éprouvés tels que la valorisation, la qualité et le faible risque. D’éminents universitaires estiment même qu’en ce qui concerne les actions, les revenus peuvent être considérés comme un facteur à part entière1.

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Fondement scientifique

Depuis les années 1970, de nombreux articles académiques ont suggéré que les actions à haut revenu génèrent des performances corrigées du risque bien plus importantes à long terme. On peut citer à ce titre un article de recherche publié en 1988 par le Prix Nobel Eugene Fama et son collègue Kenneth French, qui montre le pouvoir des rendements du dividende pour prédire les performances des actions américaines.

Le graphique ci-dessous illustre l’importance des revenus dans les performances à long terme des actions, en décomposant les performances des actions américaines depuis 1900. Durant cette longue période, elles ont généré une performance totale de 9,5 % par an, dont 4,5 % provenant des dividendes et 5,0 % des hausses de cours3.

Figure 1 : décomposition des performances des actions américaines depuis 1900

Source: Shiller et Robeco.

Dans un article de 2017, Ralph Koijen, Tobias Moskowitz, Lasse Heje Pedersen et Evert Vrugt ont examiné ce thème sous un angle différent. Ils ont pris le concept de carry, jusqu’alors appliqué presque exclusivement aux seules devises, et ont documenté une prime de carry pour un ensemble de classes d’actifs, notamment des actions mondiales, des obligations internationales, des matières premières, des bons du Trésor américain, des crédits et des options.

Plus récemment, Guido Baltussen, Laurens Swinkels et Pim van Vliet (Robeco) ont examiné des tendances plus longues et analysé les données étayant divers facteurs, dont le carry, dans de multiples classes d’actifs et sur plus de deux siècles4. Ils ont découvert que ce facteur a été l’un des plus rentables sur l’ensemble de cette période, puisqu’il a généré des ratios de Sharpe élevés et relativement constants dans la majorité des classes d’actifs.

Autres considérations

Alors que les stratégies de carry semblent être la façon la plus évidente de récolter les bénéfices de l’investissement dans les titres à haut revenu, il ne s’agit en aucun cas de la seule option disponible. Comme nous l’avons déjà mentionné, les variables liées aux revenus jouent également un rôle crucial dans la définition d’autres facteurs éprouvés tels que la valorisation, la qualité ou le faible risque. C’est la raison pour laquelle, sur les marchés actions, l’investissement dans la valorisation et le faible risque consiste généralement à sélectionner des titres qui produisent des dividendes élevés et stables, tandis que l’investissement dans la qualité se caractérise par une sélection de titres plus prudents.

Par exemple, les indices génériques de valorisation ou de faible volatilité, tels que les séries MSCI Value et Minimum Volatility, se caractérisent en général par des rendements du dividende plus élevés que leurs indices parents. Il en va de même pour les stratégies Value Equities et Conservative Equities de Robeco, qui constituent notre approche de l’investissement dans la faible volatilité. En revanche, notre stratégie Quality Equities est conçue pour privilégier les entreprises émettant moins d’actions par rapport à l’indice du marché.

Le dernier élément à prendre en compte pour ceux qui souhaitent se concentrer sur les revenus est le fait que les hauts dividendes, par exemple, peuvent être transitoires. Par conséquent, afin d’assurer un revenu élevé à long terme, les investisseurs ne doivent pas ignorer les autres variables. C’est ici que peuvent entrer en jeu des approches factorielles efficientes qui mettent l’accent sur les revenus élevés mais aussi sur d’autres paramètres (momentum des cours, par exemple).

1Voir par exemple : Dimson, E., Marsh, P. et Staunton, M., 2017, ‘Factor based investing: The long term Evidence’, Journal of Portfolio Management, Special Issue 2017, Vol. 43, No. 5, Pages 15–37.
2Fama, E. et French, K., 1988, ‘Dividend yields and expected stock returns’, Journal of Financial Economics, Volume 22, Issue 1, October 1988, Pages 3-25.
3Voir notre article récemment publié à ce sujet : Van Vliet, P., Polfliet M., et Mosselaar J.S., 2018, ‘High dividend investing: buy them stable & strong’.
4 Voir notre recueil d’articles : Baltussen, G., Martens, M. et Van Vliet, P., 2018 ‘Quant Allocation − Collected Robeco Articles’.

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