Information importante

L’information publiée dans les pages de ce site internet est plus particulièrement destinée aux investisseurs professionnels.

Certains fonds mentionnés dans le site peuvent ne pas être autorisés à la commercialisation en France par l’Autorité des Marchés Financiers. Les informations ou opinions exprimées dans les pages de ce site internet ne représentent pas une sollicitation, une offre ou une recommandation à l’achat ou à la vente de titres ou produits financiers. Elles n’ont pas pour objectif d’inciter à des transactions ou de fournir des conseils ou service en investissement. Avant tout investissement dans un produit Robeco, il est nécessaire d’avoir lu au préalable les documents légaux tels que le document d’information clé pour l’investisseur (DICI), le prospectus complet, les rapports annuels et semi-annuels, qui sont disponibles sur ce site internet ou qui peuvent être obtenus gratuitement, sur simple demande auprès de Robeco France.

Nous vous remercions de confirmer que vous êtes un investisseur professionnel et que vous avez lu, compris et accepté les conditions d’utilisation de ce site internet.

Je n’accepte pas
Les actions figurent en tête des classes d'actifs à privilégier sur les cinq prochaines années

Les actions figurent en tête des classes d'actifs à privilégier sur les cinq prochaines années

03-10-2014 | Prévisions sur 5 ans

Les actions afficheront les meilleures performances au cours des cinq prochaines années, les actions émergentes en tête, affirme Lukas Daalder, responsable des solutions d'investissement de Robeco. Explications…

  • Lukas Daalder
    Lukas
    Daalder
    Chief Investment Officer

Points clés

  • Les actions devraient afficher une performance annuelle de 5,5 %
  • Les actions des marchés émergents figurent en tête des classes d'actifs à privilégier
  • Les performances des obligations notées AAA devraient être très faibles, aux alentours de 0,25 %
  • Trois scénarios seront envisageables sur les 5 prochaines années

Nous estimons que les actions des marchés développés enregistreront une performance de 5,5 % de 2015 à 2019, contre 6,75 % pour les actions émergentes. Ces performances sont sensiblement supérieures à celles des obligations, pour lesquelles une normalisation progressive de la croissance économique se traduira par une hausse éventuelle des taux d'intérêt actuellement à leur plus bas niveau. Cela augmentera les rendements obligataires mais cela pèsera aussi sur leurs cours.

Les emprunts d'États notés AAA devraient enregistrer une performance annuelle de 0,25 % seulement, soit moins que le taux d'inflation dans la plupart des pays, même si les obligations à haut rendement et la dette émergente obtiendront probablement des performances supérieures à 2,0 %. Parmi les autres principales classes d'actifs, l'investissement indirect dans l'immobilier (par le biais de placements financiers plutôt que de biens immobiliers physiques) devrait afficher une performance de 4,0 % par an de 2015 à 2019, alors que les performances des marchés des matières premières devraient lourdement chuter.

Découvrez les dernières perspectives
Découvrez les dernières perspectives
Inscrivez-vous

La croissance économique favorise les actions

Le raffermissement de la croissance économique et la faible inflation ont créé un environnement plus favorable aux actions par rapport aux obligations. Sur une base absolue, la performance des actions des marchés développés devrait être inférieure à celle des cinq années précédentes, à 5,5 % par an. En termes relatifs cependant et par rapport aux emprunts d'États, les actions devraient conserver des performances supérieures à la moyenne.
Toutefois, alors que les actions sont manifestement favorites, les performances des marchés d'actions devraient être inférieures à celles publiées dans nos anticipations précédentes qui analysaient la période 2014 à 2018. Le long parcours haussier des actions depuis le point bas du marché en 2009 a gonflé exagérément certaines valorisations et les cours des actions seront davantage en ligne avec la croissance des bénéfices réels des entreprises.

'Les actions devraient afficher des performances supérieures à la moyenne'

Le rebond persistant et solide des actions ces dernières années n'a pas été de même ampleur que l'évolution de la croissance des bénéfices, entraînant ainsi des valorisations tendues (excessives) pour la classe d'actifs dans son ensemble.

Or, à la suite d'une année de sous-performance, les actions émergentes semblent être l'option la plus intéressante, leurs valorisations étant devenue faibles par rapport aux marchés développés. Les investisseurs doivent bien entendu avoir conscience du fait que la volatilité de cette classe d'actifs est traditionnellement supérieure, même si elle a diminué ces dernières années.

Le tableau suivant présente les volatilités prévisionnelles de chaque classe d'actifs, les marchés émergents ayant clairement le niveau de volatilité le plus élevé.

Domination des actions : nos prévisions concernant les principales classes d'actifs pour les cinq prochaines années

Source: Robeco

Trois scénarios de reprise

Nous nous basons sur trois scénarios pour établir nos prévisions de performance. Le scénario privilégié est celui d'une 'normalisation progressive' dont la probabilité est de 60 %. Il existe un autre scénario pessimiste de 'stagnation séculaire' dont la probabilité est de 30 % et un scénario plus optimiste de 'reprise soutenue' dont la probabilité est de 10 %. Nous estimons que l'économie américaine, en phase de raffermissement, occupe actuellement la première place à l'échelle mondiale.

L'idée centrale d'un scénario de normalisation progressive est que tous les obstacles seront finalement franchis, y compris ceux créés par la crise financière. Compte tenu du fait que la crise des subprimes aux États-Unis (2007-2009) a éclaté avant la crise de la zone euro (2010-2012), il n'est pas surprenant que les États-Unis occupent la tête en matière de normalisation progressive.
Les taux d'intérêt seront relevés même si les politiques devraient choisir une approche progressive et non une approche très agressive. La croissance sera soutenue par une reprise des marchés du travail et des investissements, mais sera pénalisée dans un même temps par les évolutions démographiques et, notamment en Europe, par le lent processus de reprise du secteur bancaire. Dans ce scénario, l'inflation se redressera sans pour autant représenter une menace pour les marchés financiers.

Dans le scénario de 'stagnation séculaire', le monde poursuivrait dans la voie empruntée au cours des cinq dernières années, marquée par une croissance modérée de l'économie mondiale dans son ensemble et l'absence de croissance ou une déflation modérée au sein de la zone euro.

'Les responsables politiques opteront pour une approche progressive et non agressive'

Dans ce scénario, le poids d'une population vieillissante et l'absence de changements technologiques significatifs susceptibles de soutenir l'économie dans son ensemble, et non seulement quelques privilégiés, empêcherait la croissance de passer à la vitesse supérieure. S’il se matérialisait, cela signifierait l'échec de la politique Abenomics au Japon et l'affaiblissement de la Chine. Les obligations et l'immobilier seraient les gagnants puisque les autorités monétaires continueraient de baisser les rendements dans l'espoir de raviver leurs économies convalescentes.

Un résultat nettement plus favorable pour l'économie mondiale dans son ensemble serait le scénario de la 'reprise soutenue', où les investissements seraient soutenus, les gains de productivité se traduiraient par une hausse des bénéfices et la croissance économique gagnerait en vigueur à l'échelle mondiale.

Pas de quoi se réjouir cependant puisque la probabilité de ce scénario n’est que de 10 %. Mais il présente aussi des inconvénients. L'inflation finirait par hanter à nouveau les banques centrales et les investisseurs. Dans ce contexte, à l'exception des liquidités, la plupart des classes d'actifs finiraient par afficher une performance inférieure à celle de notre scénario central. La hausse des taux de refinancement et des salaires exercerait une pression sur les marges bénéficiaires, tandis que les obligations pâtiraient d'une correction généralisée.

Scénarios alternatifs (les flèches indiquent les différences avec le scénario central)

Source: Robeco

Prédire l'avenir à partir du passé

L'une des raisons pour lesquelles les cinq prochaines années ne seront pas aussi rémunératrices que les cinq dernières est que les taux d'intérêt exceptionnellement faibles depuis la crise financière ont créé une distortion artificielle des performances depuis 2009.

Sur cinq ans, il convient d'analyser les performances dans le contexte actuel de l'économie mondiale et des évolutions observées durant les cinq dernières années environ. Dans la perspective d'un investisseur, les cinq dernières années ont été plutôt exceptionnelles. La totalité des principales classes d'actifs ont affiché des rendements très supérieurs à leur moyenne à long terme, l'immobilier coté en tête, s'enorgueillissant d'une performance annualisée de 16 % (voir graphique suivant).

Performances annualisées de septembre 2009 à septembre 2014

Source: Robeco

Toutefois, dans une perspective économique, les évolutions ont été beaucoup moins impressionnantes. L'économie mondiale dans son ensemble est parvenue à conserver son taux de croissance moyen, mais essentiellement grâce à la croissance très robuste des pays en développement. La croissance des économies développées est quant à elle restée à la traîne.

Aucun rebond n'a été constaté depuis le coup dur vécu durant la récession de 2008 et 2009, l'Europe n'affichant notamment qu'une croissance atone. Les reprises qui suivent une crise financière sont généralement anémiques et la reprise actuelle ne fait pas exception. Cette situation a conduit les banques centrales de la planète à maintenir des taux d'intérêt proches de zéro, tout en essayant de revigorer leurs économies en prenant diverses mesures monétaires non-conventionnelles, ayant toutes comme objectif d'injecter une liquidité abondante dans le système.

Ces injections ont été le moteur des performances des diverses classes d'actifs. La liquidité a porté les taux d'intérêt et les rendements obligataires à de faibles niveaux sans précédent, contraignant les investisseurs à rechercher des rendements dans d'autres classes d'actifs. Les valorisations de plusieurs classes d'actifs ont atteint des niveaux excessifs, ce qui a un impact visible sur les performances prévisionnelles des prochaines années.

Les sujets en rapport avec cet article sont :