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Urgence

Le réchauffement climatique est le plus grand défi à relever pour l’humanité. L’augmentation du niveau des mers provoquera le déplacement de millions de personnes, et les conséquences économiques seront catastrophiques si rien n’est fait. Nous ne pouvons pas laisser aux générations futures la responsabilité de sauver la planète : nous devons agir maintenant.

Pour 86 % des investisseurs, le réchauffement climatique sera une thématique centrale de leurs portefeuilles d’ici 2023

  • En deux ans, le réchauffement climatique a pris de plus en plus d’importance dans les politiques d’investissement des investisseurs.

  • C’est une augmentation considérable par rapport à il y a seulement deux ans, puisque ce chiffre n’était que de 33 %.

  • Cette évolution majeure montre que les investisseurs acceptent aujourd’hui les arguments en faveur d’une action mondiale pour empêcher l’accélération catastrophique du réchauffement climatique.

Le réchauffement climatique devient de plus en plus un élément clé des politiques d’investissement

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Source : Decarbonization study 2021

« Nous disons tous qu’il est urgent de lutter contre le réchauffement climatique, et pourtant nous n’agissons pas comme si ça l’était »

L’avenir de l’humanité et même de toute la vie sur Terre dépend maintenant de nous

Le réchauffement climatique est un sujet qui inquiète de plus en plus, surtout les personnes qui sont en première ligne. Rien que ces dernières années, nous avons connu des incendies incontrôlables en Australie, des ouragans dévastateurs aux États-Unis et des inondations dans le monde entier. Des milliers de personnes ont péri, perdu leur maison ou été déplacées.
  • Ces phénomènes ont suscité des commentaires qui resteront dans nos mémoires, de la part de personnes qui ont parfois consacré leur vie ou leur carrière à tenter de le lutter contre le réchauffement climatique. Car si ce sont les politiciens qui détiennent véritablement le pouvoir de mettre en œuvre des mesures contre le réchauffement climatique, d’autres personnes peuvent être tout aussi influentes.

    C’est le cas de David Attenborough. À 94 ans, le naturaliste et homme de médias britannique a consacré soixante-dix ans de sa vie à faire l’éloge de la vie sur Terre et à insister sur sa fragilité, dans son émission culte « Life on Earth ». Son documentaire poignant « Une vie sur notre planète » montre comment les êtres humains ont provoqué d’immenses dégâts, et tire la sonnette d’alarme : l’humanité n’a plus de temps à perdre, elle doit agir maintenant.

    « Jamais auparavant nous n’avions eu autant conscience de ce que nous faisons à la planète, et jamais auparavant nous n’avions eu le pouvoir de faire quelque chose pour y remédier… L’avenir de l’humanité et même de toute la vie sur Terre dépend aujourd’hui de nous. »

    Sur les dix années les plus chaudes que nous ayons connues, neuf se sont produites après 2010, ce qui signifie que plus personne ne peut ignorer les effets du réchauffement climatique. Selon l’ancien président des États-Unis Barack Obama :

    « Nous sommes la première génération à ressentir les effets du réchauffement climatique et la dernière à pouvoir encore faire quelque chose. »

    Il s’agit d’un défi mais aussi d’une chance à saisir, a souligné le nouveau président Joe Biden au moment de ramener les États-Unis dans l’Accord de Paris, en janvier 2021. Si elles sont adoptées par le Congrès, ses politiques prévoient d’investir 2 200 milliards dans la lutte contre le réchauffement planétaire :

    « Le changement climatique est une menace existentielle pour l’humanité. Si l’on ne fait rien, la planète va littéralement rôtir. Ce n’est pas une métaphore, c’est la réalité. Et nous avons une obligation morale d’agir. »

  • « Cela va également créer des millions d’emplois. Mais nous ne devons pas prendre à la légère l’impact que cela aura sur la façon dont nous allons effectuer notre transition pour y parvenir. Je pense qu’il s’agit là d’une chance immense, une chance immense de créer de très bons emplois. »

    Tout le monde ou presque s’accorde à dire que la décarbonation est le maître mot pour empêcher les gaz à effet de serre d’entrer dans l'atmosphère. Cela nécessite une coopération internationale et des traités mondiaux afin de s’accorder de façon universelle (et non unilatérale) sur la décarbonation des industries de la vie quotidienne, telles que les énergies fossiles. Le besoin urgent de passer de la parole aux actes a été rappelé par la chancelière allemande Angela Merkel :

    « C’est maintenant que nous devons nous mettre d’accord sur un mécanisme de vérification contraignant en droit international pour que ce siècle puisse être appelé de manière crédible le siècle de la décarbonation. »

    Chez Robeco, nous pensons que nous faisons également partie de la solution et investissons dans des entreprises qui font la différence. Notre CEO Gilbert Van Hassel est affirmatif à ce sujet, il s’agit de la première de nos priorités :

    « Les rapports scientifiques sur le réchauffement climatique et les émissions de carbone montrent clairement que la société doit agir maintenant. « Nous ne pouvons résoudre à nous seuls les grands problèmes que sont le réchauffement climatique et la disparition rapide de la biodiversité.

    « Ce que nous pouvons faire, en revanche, c’est de montrer l’exemple dans l’ensemble du secteur, travailler avec d’autres institutions financières (gérants d’actifs, par exemple) et les encourager à nous emboîter le pas. Nous avons fixé cette ambition car nous sommes convaincus qu’investir ne consiste pas seulement à créer de la richesse : il s’agit aussi de contribuer au bien-être. »

L’investissement climatique n’est pas qu’une simple mode

Lucian Peppelenbos (stratégiste climat) et Carola van Lamoen (responsable de l’investissement durable) examinent le réchauffement climatique et l’investissement climatique sous tous les angles. Écoutez la bande-annonce ou l’intégralité du podcast (25 minutes).

Le graphique qui résume tout

Ce graphique du GIEC synthétise les 90 scénarios qui sous-tendent les trajectoires d’émissions de CO2 compatibles avec un réchauffement climatique inférieur à 1,5 °C dans les décennies à venir. Chaque scénario tient compte de différentes hypothèses en termes de mesures d’atténuation, de progrès technologiques, de priorités politiques, de préférences sociétales et de développement économique. Les scénarios qui se situent dans la zone rose atteignent l’objectif de 1,5 °C aux alentours de 2050, avec peu ou pas de dépassement. Dans les scénarios en gris, les dépassements de température sont plus importants, et l’objectif de 1,5 °C est atteint vers 2100.

Total des émissions mondiales nettes de CO2

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Source : GIEC, octobre 2018, Rapport spécial n °15
  • Les trajectoires qui limitent le réchauffement à 1,5 °C se caractérisent toutes par une réduction à zéro des émissions nettes de CO2, un abandon progressif du charbon d’ici 2050 et une augmentation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables.

    Le graphique présente aussi quatre exemples de trajectoires modélisées. La trajectoire P1 est la plus radicale : les émissions déclinent rapidement jusqu’à devenir nulles, grâce à une baisse rapide de la demande de produits à forte intensité carbone.

  • La trajectoire P2 atteint l’objectif de réduction des émissions d’une façon qui maximise les contributions aux ODD. Comme P1, il s’agit d’une trajectoire ambitieuse en matière d’évolution des habitudes de consommation.

    La trajectoire P3 est une sorte de scénario intermédiaire, caractérisé par une modification limitée des tendances socio-économiques et un recours accru aux techniques de réduction du carbone, telles que la bioénergie avec captage et stockage du dioxyde de carbone. P4 est la plus risquée des quatre trajectoires : plus lente à se concrétiser, elle est sujette aux dépassements et nécessite par conséquent d’importantes mesures de compensation pour parvenir à l’objectif de réduction des émissions.

Série vidéos : faites la connaissance de nos experts en investissement durable

Sommes-nous sur la bonne voie ?

Les gouvernements ont pris conscience qu’il est urgent de s’attaquer au réchauffement climatique. Mais nous ne sommes pas près d’atteindre les objectifs de l’ Accord de Paris, à moins d’agir de toute urgence – et c’est là que les initiatives d’investisseurs peuvent aider.
  • L’Accord de Paris reste le point de départ de toutes les initiatives visant à lutter contre le réchauffement climatique, car il s’agit du seul véritable accord mondial auquel toutes les nations ont adhéré. Son principal objectif est de limiter l’augmentation des températures mondiales moyennes à moins de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels d’ici 2100. Pour cela, le monde doit atteindre la neutralité carbone en 2050 au plus tard.
  • L’accord a été ratifié le 22 avril 2016 (la Journée de la Terre pour les Nations Unies) et signé par 196 nations. Depuis, de nombreux pays se sont engagés à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Certains sont plus ambitieux et visent 2040 (Autriche et Uruguay), tandis que la Chine, qui affiche la plus grande empreinte carbone au monde, s’est fixé une échéance plus longue à 2060.

Alerte orange

  • Alors, sommes-nous bien partis pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris ? « Non », répond Lucian Peppelenbos, stratégiste climat chez Robeco. « Si nous prenons l’image des feux tricolores rouge-orange-vert, je dirais que nous sommes à l’orange. Mais il y a un an, j’aurais dit rouge.

    Cette amélioration est due aux récents engagements pris en Asie (Chine, Japon et Corée du Sud), mais aussi au fait que tout le monde sait désormais ce que vont faire les États-Unis, maintenant qu’ils ont réintégré l’Accord de Paris.

  • Avec tout cela en place, les pays responsables de 63 % des émissions mondiales seront en ligne avec l’ambition zéro carbone.

    Si nous pouvons vraiment tenir nos engagements d’ici 2050, le monde sera à même de limiter l’augmentation de la température mondiale à 2,1 °C, alors que précédemment nous nous dirigions fers une hausse de 3 degrés. Cette récente vague d’engagements est plus ambitieuse que jamais. »

Un leadership partagé

  • Passer de l’orange au vert exigera beaucoup plus de coopération, estime Lucian Peppelenbos : « J’aime le concept de "leadership partagé" introduit par Christiana Figueres, l’une des architectes de l’Accord de Paris.

    Dans l’économie réelle, il est nécessaire d’avoir des cadres politiques, et de veiller à ce que les consommateurs et les technologies aient un rôle à jouer. Tous ces éléments forment un puzzle. En tant qu’investisseurs, nous pouvons réorienter les capitaux vers une économie circulaire verte et décarbonée… et c’est vital. Mais nous dépendons cruellement des autres pièces du puzzle pour avancer. »

  • Parmi ces pièces figurent diverses initiatives que des investisseurs (dont Robeco) ont rejointes pour essayer de faire passer le monde de l’orange au vert. Les 10 initiatives les plus importantes pour les investisseurs sont les suivantes.
  • Plan d’action de l’UE pour une finance durable
    Objectif de politique majeur de l’Union européenne, qui vise à promouvoir l’investissement durable dans les 27 États membres.
    (Bruxelles, 2018)

    Groupe d’investisseurs institutionnels sur le changement climatique
    Collaboration entre 270 investisseurs qui agissent pour décarboner leurs 35 000 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
    (Londres, 2012)

    Initiative Net Zero Asset Managers
    Groupe de gérants d’actifs mondiaux (comprenant l’IIGCC) engagés à rendre leurs portefeuilles neutres en carbone d’ici 2050.
    (Londres, 2020)

    Climate Action 100+
    Groupe d’investisseurs ciblant les 100 entreprises les plus émettrices de gaz à effet de serre.
    (Paris, 2017)

  • Platform Carbon Accounting Financials
    Partenariat mondial créé par un groupe de banques néerlandaises pour harmoniser la comptabilisation des émissions carbone dans le secteur financier.
    (Amsterdam, 2015)

    Groupe de travail sur l’information financière relative au climat
    Organisation créée par le Financial Stability Board pour améliorer et augmenter la communication des informations financières liées au climat.
    (Londres, 2015)

    Transition Pathway Initiative
    Initiative mondiale lancée par des investisseurs pour évaluer le degré de préparation des entreprises à la transition vers une économie bas carbone.
    (Londres, 2017)

  • Accord climat des Pays-Bas
    Ensemble de mesures prises par le gouvernement néerlandais pour réduire les émissions de CO2 du pays de 49 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990.
    (La Haya, 2019)

    Finance for Biodiversity Pledge
    Groupe de 37 institutions financières appelant les gouvernements à protéger la biodiversité menacée.
    (Bruxelles, 2020)

    Powering Past Coal Alliance
    Alliance de 104 pays, villes, entreprises et organisations cherchant à accélérer la transition entre la production d’électricité à partir du charbon et les énergies propres.
    (Ottawa, 2017)

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« Le climat évolue, pourtant nous restons dépendants des énergies fossiles »

Masja Zandbergen-Alders, responsable de l'intégration ESG

Suivre nos progrès en matière d’action climatique

Sommes-nous bien partis pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris ? Parfois, il peut être difficile de suivre toute l’actualité climatique, et encore plus dans le contexte actuel de crise sanitaire. Deux organismes allemands ont élaboré une manière plus visuelle de suivre les progrès, sous la forme d’un thermomètre (« Climate Action Tracker ») et d’un compte à rebours (« Carbon Clock »).
  • Climate Action Tracker est un site Internet qui suit les efforts entrepris par les gouvernements pour réduire les émissions par rapport à l’objectif de l’Accord de Paris, qui vise à maintenir le réchauffement planétaire en dessous de 2 °C d’ici 2100, tout en poursuivant les efforts visant à limiter cette hausse à 1,5 °C.

    Cet outil est le fruit d’une collaboration entre l’institut de science et de politique climatique Climate Analytics et le groupe de recherche New Climate Institute. Il quantifie et évalue les engagements pris pour atténuer le réchauffement climatique, puis détermine si les pays sont sur la bonne voie pour les honorer.

    L’action des pays est ensuite agrégée à l’échelle mondiale, ce qui permet de connaître l’augmentation probable de la température d’ici la fin du siècle. Les résultats sont visuellement représentés par un thermomètre. Les utilisateurs peuvent ainsi savoir comment leur pays s’en sort selon plusieurs indicateurs interactifs.

  • tracking-our-climate-action-progress.png

Le Carbon Clock indique quelle quantité de dioxyde de carbone peut encore être rejetée dans l’atmosphère pour respecter les objectifs de l’Accord de Paris. En deux clics seulement, il est possible de comparer les estimations relatives aux objectifs 1,5 °C et 2 °C, et de voir combien de temps il reste avant que ces limites ne soient dépassées. À l’heure actuelle, il ne reste que 6 ans et 10 mois avant de dépasser le scénario 1,5 °C et 24 ans et 8 mois pour le scénario 2 °C.

Ce compte à rebours est géré par le Mercator Research Institute on Global Commons and Climate Change, un think-tank scientifique créé par la fondation scientifique Stiftung Mercator et le Potsdam Institute for Climate Impact Research.

Les données sont fournies par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et reposent sur le fait qu’environ 42 gigatonnes de CO2 sont émises dans le monde chaque année, soit 1 332 tonnes par seconde. L’estimation du budget carbone restant se base sur le rapport « Réchauffement planétaire de 1,5 °C » publié par le GIEC à l’automne 2018. La prochaine mise à jour de ce compte à rebours aura lieu après la publication du sixième rapport d’évaluation du GIEC, prévu en 2022.

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