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Trouver les meilleures opportunités au sein du marché High Yield

Trouver les meilleures opportunités au sein du marché High Yield

11-10-2016 | Vision

Selon le gérant de portefeuille Sander Bus, le marché des obligations High Yield offre une palette unique d'opportunités dans un environnement caractérisé par de faibles taux d'intérêt. Il faut toutefois savoir chercher au bon endroit

  • Sander  Bus
    Sander
    Bus
    Co-head Credit team

Points clés

  • Le marché du crédit non Investment Grade est dynamique et diversifié
  • Une approche contrariante et sans contrainte est essentielle afin d'éviter les perdants
  • Les disparités entre les États-Unis et l'Europe créent des opportunités

Sander Bus souligne que la nature même du marché High Yield fait qu'il est plus important d'éviter les perdants que de sélectionner les gagnants, ce qui nécessite une approche contrariante et sans contrainte. Les investisseurs peuvent ainsi bénéficier de rendements supérieurs au marché dans un contexte où les taux d'intérêts mondiaux restent à des niveaux équivalents ou proches des plus bas historiques.

Les obligations High Yield sont émises par des entreprises dotées de notations de crédit inférieures au statut Investment Grade, ce qui signifie qu'elles sont considérées comme plus risquées, mais que ce risque est compensé par des rendements plus élevés. Les entreprises qui les émettent font généralement partie d'une des trois catégories suivantes : elles sont relativement jeunes et ne disposent pas d'historiques de solvabilité ; elles opèrent dans des secteurs plus risqués comme l'exploration pétrolière ou, – et ce qui est assez courant – dans un secteur plus mature où elles s'endettent pour accroître la rentabilité de leurs fonds propres.

Selon Sander Bus – impliqué dans la gestion du fonds High Yield depuis sa création en 1998, et une autorité reconnue sur cette classe d'actifs – le marché offre un éventail d'opportunités en constante augmentation. En effet, les entreprises qui émettent ces titres proviennent d’horizons différents, aussi bien en termes de secteurs que de régions.

« Les entreprises énergétiques de notation High Yield présentent par exemple des profils de risque-rendement différents de ceux du secteur des biens de consommation. Par ailleurs, les entreprises américaines et européennes adoptent des approches corporatives très différentes, y compris en matière d'endettement. C'est ce qui permet une diversification au sein de l'univers High Yield et rend nécessaire une approche d'investissement véritablement globale. »

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Les perturbations créent des opportunités

La sélection des meilleurs titres au travers de cette approche active est cruciale car le marché dans son ensemble est souvent affecté, parfois de manière irrationnelle, par des forces macroéconomiques dominantes. À titre d'exemple, plusieurs facteurs ont pénalisé le sentiment à l'égard du High Yield (et d'autres classes d'actifs) en 2016 : des craintes d'un ralentissement de l'économie chinoise au vote du Brexit. Toutefois, ces perturbations génèrent également des opportunités, notamment à mesure où les économies présentent de plus en plus de dislocations sous l'effet de disparités en matière de politiques des banques centrales.

« Les différences régionales entre les États-Unis et l'Europe sont une importante source d'opportunités pour les investisseurs à gestion active que nous sommes. Il est rare que les divers cycles économiques connaissent la même évolution. Ces différences nous permettent de faire le tri pour choisir le type d'exposition que nous recherchons dans quelque région que ce soit. À titre d'exemple, le cycle de l'économie américaine entre dans une phase plus avancée par rapport à la zone euro, la Fed exprimant sa prédisposition à durcir sa politique monétaire alors que la BCE poursuit son programme d'assouplissement. »

‘« Il est rare que les divers cycles économiques connaissent la même évolution »

Pour Sanders Bus, ce contexte justifie actuellement un positionnement plus prudent à l'égard du crédit américain, plus particulièrement si la prime de risque (spread) n'est pas rémunératrice. De plus, les entreprises américaines ont actuellement tendance à être plus endettées que leurs homologues européennes dont les équipes de direction sont encore marquées par la crise de l'euro et demeurent plus conservatrices en matière de prise de risque, notamment dès qu'il s'agit d'émettre des obligations High Yield. « Dans la mesure où tout investissement comporte un risque, il est essentiel d'adopter une approche véritablement globale afin de sélectionner les placements les plus attractifs pour le compte de nos clients. »

Le gérant souligne qu’il peut également y avoir de grandes différences régionales au sein des secteurs, notamment celui de la finance. « De nombreuses banques en difficulté sont encore en train de reprendre leurs esprits depuis la crise financière, et certaines banques de la zone euro demeurent fragiles, pénalisées par un volume excessif de prêts non performants comme l'a révélé la crise bancaire italienne de 2016. » Il tient toutefois à ajouter qu'il y a de nombreuses exceptions. La recapitalisation des banques européennes a donné naissance à un marché dynamique des obligations « hybrides », faisant de la dette subordonnée émise par les grandes banques européennes un segment hautement attractif.

Éviter de suivre le troupeau

Pour Sander Bus, il est essentiel d'adopter une approche contrariante et d'éviter un comportement grégaire. Cela consiste par exemple à sélectionner des obligations de secteurs ou de segments peu prisés mais offrant un bon potentiel de rendements, le tout sans être soumis à des contraintes. « Nous préférons toujours être acheteurs dans des contextes vendeurs et vendeurs dans des contextes acheteurs ».

Il est par ailleurs essentiel de déterminer si un facteur exogène, qui génère une vague de ventes, influe réellement sur les fondamentaux sous-jacents des titres des entreprises en portefeuille. » À titre d'exemple, les spreads du High Yield ont pâti du vote en faveur du Brexit, ce qui a entraîné un recul de la plupart des actifs. Mais il est important de prendre un peu de distance et d'étudier les valorisations, les facteurs techniques et les fondamentaux plutôt que de se précipiter. La situation du Royaume-Uni par rapport à l'UE apporte peu de changements aux modèles économiques de la plupart des sociétés High Yield. Il est donc important d'investir sur la base des faits et non des émotions.

Les perspectives de performance absolue sont très positives pour les investisseurs disposés à accepter la volatilité quotidienne – ce à quoi les investisseurs sur la classe d’actifs sont habitués – et qui ne se laissent pas influencer par des facteurs macroéconomiques et/ou de sentiment de marché qui n'ont souvent aucune incidence sur les titres sous-jacents.

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