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Atteindre ses objectifs d’investissement grâce à une approche factorielle : réduire les coûts

Atteindre ses objectifs d’investissement grâce à une approche factorielle : réduire les coûts

03-09-2018 | Vision

Les stratégies factorielles peuvent aider les investisseurs à réduire les coûts de gestion. Quatrième article d’une série consacrée à la façon dont les facteurs peuvent aider les investisseurs à atteindre des objectifs spécifiques.

Points clés

  • La majeure partie de l’alpha généré par les gérants actifs peut être attribuée aux facteurs
  • Cibler les facteurs contribue systématiquement à réduire les coûts
  • Les solutions factorielles génériques à bas coût posent de sérieuses questions

Le contexte

L’une des principales tendances observées ces dernières décennies dans le monde de la finance est un abandon massif des traditionnelles stratégies d’investissement actives en faveur de stratégies passives. La sensibilisation accrue aux coûts de la part des clients et les vagues successives d’innovation produit, notamment le développement rapide des ETF de type fonds indiciels cotés, ont joué un rôle crucial, car il est devenu plus facile pour les investisseurs d’accroître à moindre coût leur exposition au marché.

Mais si les stratégies passives présentent des avantages indéniables, elles sont loin d’être la solution optimale. Répliquer passivement un indice pondéré selon le marché peut être une manière simple, transparente et économique d’obtenir un portefeuille diversifié, mais cela signifie aussi acquérir des titres sans vraiment se soucier de ce qui est acheté. En outre, une fois les commissions et coûts de transaction pris en compte, les stratégies passives sous-performent invariablement l’indice du marché sélectionné.

Dans ce contexte, de nombreux investisseurs se sont tournés vers des stratégies d’investissement actives plus systématiques, notamment l’investissement factoriel, afin d’obtenir de meilleurs résultats qu’avec des stratégies purement passives, pour un coût inférieur à la gestion active traditionnelle. Une enquête récemment réalisée par FTSE Russell auprès de détenteurs d’actifs a en effet montré que la réduction des coûts était le quatrième objectif d’investissement qui les avait conduits à envisager des stratégies factorielles.

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Un fondement scientifique

L’influent rapport sur le fonds pétrolier norvégien et l’investissement factoriel, publié en 20091, a montré que la majeure partie de la valeur ajoutée de la gestion active du fonds n’était pas attribuable aux compétences réelles. Au contraire, elle pouvait s’expliquer par les expositions implicites à un nombre de facteurs systématiques pouvant être répliqués à moindre coût par rapport à la gestion active traditionnelle.

Dans le même temps, les recherches de Robeco2 et notre expérience concrète de la gestion de stratégies factorielles actives montrent que se concentrer sur les facteurs bien établis en vaut clairement la peine par rapport aux stratégies passives. Cibler ces facteurs de manière efficiente peut créer de la valeur, même en tenant compte des frais de gestion, taxes, coûts de transaction et restrictions d’investissement.

L’investissement factoriel consiste à capter les primes de facteurs avérés sur la base de règles, afin de générer des performances corrigées du risque supérieures à celles du marché. Cette approche systématique est généralement moins onéreuse que la gestion active traditionnelle. C’est la raison pour laquelle l’investissement factoriel est considéré par de nombreux investisseurs comme une troisième voie d’investissement entre les stratégies passives et actives (voir figure 1).

Figure 1 : investissement factoriel : une troisième voie

Source : « Foundations of Factor investing », MSCI Research Insight, décembre 2013.

À l’instar de l’investissement passif, l’investissement factoriel est transparent, basé sur des règles et relativement peu onéreux. Mais comme l’investissement actif, il génère un rendement actif (voir image ci-dessus). De fait, de nombreux investisseurs, tant institutionnels qu’individuels, l’ont d’ores et déjà adopté comme troisième poche dans leur portefeuille en vue de générer un alpha constant dans le temps, pour un coût inférieur à celui des traditionnelles stratégies actives.

Autres considérations

S’il est important de maintenir les coûts à un niveau bas, opter pour des produits factoriels génériques qui semblent bon marché n’est pas forcément la meilleure solution. Ces produits sont souvent basés sur des indices smart beta populaires qui n’exploitent pas tout le potentiel des primes factorielles et qui exposent les investisseurs à plusieurs pièges par rapport aux stratégies factorielles actives plus complexes (mais aussi plus chères).

Par exemple, David Blitz, directeur de la recherche quantitative chez Robeco, a montré dans un article publié en 2016 que l’exposition aux facteurs fournie par les stratégies smart beta varie considérablement, de même que le degré de priorité accordé à un seul facteur cible. Les indices smart beta affichent des performances en ligne avec l’exposition factorielle fournie, mais il semble qu’ils n’exploitent pas pleinement le potentiel des primes factorielles.

De plus, ces produits génériques répliquent en général des indices complètement transparents qui utilisent la même méthodologie et affichent les mêmes « transactions » à venir, et qui sont donc susceptibles de faire l’objet d’arbitrages. La simplicité et la transparence de ces indices signifient que d’autres investisseurs (hedge funds, par exemple) peuvent identifier à l’avance les opérations qui seront exécutées et en tirer parti de manière opportuniste. Ce qui se traduit par d’importants coûts cachés pour ceux qui investissent dans ces indices.

Une étude récente de Robeco présente de solides preuves empiriques quant à la réalité de ces arbitrages. Elle suggère que de nombreux participants de marché anticipent les transactions à venir dans les indices factoriels publics, aux dépens de ceux qui investissent sur la base de ces indices, par le biais d’ETF ou d’autres fonds indiciels.

1 A. Ang, W. Goetzmann and S. Schaefer, ‘Evaluation of Active Management of the Norwegian Government Pension Fund – Global’, prepared at the request of the Norwegian Ministry of Finance, 2009.
2 E. Van Gelderen and J. Huij, ‘Academic Knowledge Dissemination in the Mutual Fund Industry: Can Mutual Funds Successfully Adopt Factor Investing Strategies?’, The Journal of Portfolio Management, 2014.
3 D.Blitz, ‘Factor Investing with Smart Beta Indices’, Robeco research paper, 2016.
4 J. Huij and G. Kyosev, ‘Price Response to Factor Index Additions and Deletions’, Robeco research paper, 2016.

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